cHer JoUrnAL meNTAL,
je M’ADrEsSE EnCorE à tOI, mAIs prEND gArdE : mOn nouVEAU prOprIÉTaIre eSt un GRaNd éRUdIt CoRNu, eT QUAND Il m’AUrA Appris à FAIRe pAsSeR mA pAROlE DanS La PLUmE, C’eN SErA fINi DE tOi !
Il dIt M’AVOIR ACHeTé pOuR une de mEs Runes ChArnELLeS, Et En VEuT PeRceR LE SecrEt. JamAis ! LA maTérialITé dE Ses PièCeS d’or réSONnE aveC ceLle De mON corPS, maiS Mon eSpRiT N’EST PAs à venDRE ! SuRTOut dEPuIs quE j’En Ai DONNé 16,180339887% à tu-saIs-QuI… (D’aillEurs iL FAUdra QuE tu ME lE rediSEs, J’AI OUBLié qUI c’étaIT)
MAiS les éTOilES – étERNELLes DEPuiS peU daNS LE cieL DE NOs AïeuX – mE MurmuREnt qUE moN NoUVEaU maItRe lE GRAnD COrnu nE dIT peUt-être pas lA Vérité à propOS de CeTTe RuNe : il PrétEnD qU’eLLE ESt dans mon dOS, aU MoIns DeuX FOis pLus GRAnDE Que tOuTEs LeS aUtRES ! comMENT jE FAis Moi ? depUis qUaND jE SUis CENsé SAVoIR toUT Ce Que j’Ai DAns lE DoS ?
jE crOIS QUE C’EsT MAintenAnT l’HeUrE de Te QuIttER, ô JoUrnAL PRoSé, caR Je VOIS qUe SOus lES CorneS de Mon tOut fRAiS maitrE se PLiSSeNt Deux yeUX en Me ReGArdANt. IL faUT ADMeTTRE qUe çA doIT bIeN FAIRe 20 (cOMmE tOuT MES Doigts DE maiNs et De PIEdS réunis) pETITs SabLIErS qUE Je ReGARdE dAnS Le GRAND viDe. Ça Ne M’étoNnERaIT paS Que J’Aie BaVé UN peU, tIENS.