Populations

Les Varls

Première race pensante, créée par le dieu Dunr, les Varls sont des géants qui atteignent facilement les 2 m 50, et portent sur le front les cornes majestueuses de leur géniteur. D’une vigueur exceptionnelle, ils sont bénis de l’immortalité octroyée par les dieux. Malheureusement, toutes les Varles ont été décimées trente ans auparavant par une maladie inconnue, et leur race est donc vouée à s’éteindre.

Redoutables guerriers, les Varls sont respectés autant pour leur
courage que pour leur maîtrise des armes. Mais leur longévité fait aussi d’eux la mémoire du monde, et beaucoup préfèrent à la voie de l’épée celle de la plume : ils sont ainsi chroniqueurs et scribes.

S’ils répondent tous à l’autorité du Grand Roi, qui siège à Gorfheim, ils louent fréquemment leurs services aux Hommes pour protéger les caravanes ou réparer les fortifications des villes, et même parfois en tant que mercenaires pour le compte d’un Jarl ambitieux.

Les Varls sont de grands bâtisseurs, capables de construire des demeures splendides et robustes en utilisant bois, pierre et métal. Ils sont en revanche moins perfectionnés dans les arts de la forge ou du tissage, quoiqu’ils les maîtrisent également. Ils sont les seuls à savoir domestiquer les mammouths quoiqu’ils préfèrent parler de « pacte » avec eux.

Ils honorent chaque dieu, avec une ferveur particulière pour Dunr, leur créateur, et Treya, qui leur a enseigné l’écriture.

Les Hommes

Créés après les Varls par la déesse Treya, les Hommes sont des êtres moins puissants et plus petits que les géants cornus ; et surtout, ils n’ont pas leur immortalité. Ils disposent toutefois d’une vivacité redoutable et ont souvent des ambitions plus grandes. Certains pensent que c’est dû à leur courte espérance de vie ; les Varls jugent que c’est par manque de maturité.

Ils vivent en petites seigneuries ou dans les cités, sous l’autorité d’un Jarl. Tous les seigneurs répondent au Haut Jarl, qui réside à Aberlaas. Mais les dimensions du royaume de Rundwall laissent souvent les Jarls libres de faire et de décider comme ils l’entendent en leur domaine, et la paix n’est jamais parfaite entre les seigneuries, qui se font fréquemment la guerre entre voisines.

Les Hommes honorent les dieux, mais avec une certaine retenue car ces derniers ne leur ont pas été favorables au commencement. Ils vénèrent en revanche Treya leur créatrice (qu’ils appellent Mère-Tisseuse) avec la plus vive adoration, car elle leur a accordé, après le privilège d’exister, le plus grand des dons.

Certains rares Humains ont en effet la capacité de manipuler la Magna, la force divine qui s’écoule dans la terre. Ils ont longtemps semé la peur dans les rangs Varls durant les guerres entre les deux peuples, et ont tenu un rôle crucial dans la Grande Guerre contre les Dredges. Ils étaient les interlocuteurs privilégiés des dieux. Les Magniens vivent reclus pour la plupart, parfois en ermites, mais certains parcourent le monde, conseillent les plus puissants et compilent le savoir partout où ils le trouvent.

Les Hommes sont des bâtisseurs moins impressionnants que les Varls, mais ils disposent d’autres talents. Ils travaillent le métal et le bois comme personne, et tissent les tapisseries les plus raffinées. C’est dans leurs cités que les meilleurs artisans fabriquent outils, armes, boucliers et bijoux précieux.

Les Dredges

Race maudite descendant probablement des monstres antiques des premiers âges, les Dredges sont des créatures humanoïdes de taille variable, certains étant plus petits qu’un Homme, d’autres plus grands qu’un Varl. Dotés d’une carapace de pierre noire qui les protège mieux qu’une armure, ils sont armés d’épées et de boucliers taillés dans la même pierre. Ils savent également faire éclater la roche, ou la faire fondre.

Barbares et cruels, dépourvus de langage articulé, ils se déplacent en groupes et sèment épisodiquement la terreur dans les territoires civilisés avant d’être repoussés vers les contrées inconnues du Nord.

Quoiqu’on n’en ait vu aucun depuis la Grande Guerre, les récits des Varls vétérans attestent de l’existence des Syrnj, terribles champions dredges, qu’on pense être des semi-démons antiques. Ces abominations ne craignent pas la mort : il est impossible de les tuer, et leur force est sans égale. Toutefois, les monstres antiques étant éteints depuis leur défaite face aux dieux, il est probable qu’aucun autre Syrnj ne peut naître ; leur nombre est donc limité.